Patrimentalité
Aux fins de traîter de son respect et de sa sauvegarde, nous utilisons ici le terme exploratoire "patrimentalité" pour rendre compte de ce qui a trait à la "patrimonialité mentale individuelle ou personnelle souveraine" telle que reconnue par l'article 2 de la "Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, à savoir :
- les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire – ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés – que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine. Aux fins de la présente Convention, seul sera pris en considération le patrimoine culturel immatériel conforme aux instruments internationaux existants relatifs aux droits de l’homme, ainsi qu’à l’exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus, et d’un développement durable.
Ambitions pour cette patrimentalité
En coopération ouverte avec tout effort libre ou public en ce sens, nos ambitions pour cette patrimentalité sont
1. les buts exprimés par l'article 1 de cette conventions, à savoir :
- (a) la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ;
- (b) le respect du patrimoine culturel immatériel des communautés, des groupes et des individus concernés ;
- (c) la sensibilisation aux niveaux local, national et international à l’importance du patrimoine culturel immatériel et de son appréciation mutuelle ;
- (d) la coopération et l’assistance internationales.
2. tout effort citoyen dans la ligne des sciences et recherche citoyennes, participatives et hors murs, dans le contexte du "quadrige scientifique moderne" tel que reconnu par les déclarations de xxxx du sommet des académies des sciences du G7 (universitaire, institutionnel, industriel et citoyen).
2. Le « patrimoine culturel immatériel »,
tel qu’il est défini au paragraphe 1 ci- dessus, se manifeste notamment dans les domaines suivants : (a) les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ; (b) les arts du spectacle ; (c) les pratiques sociales, rituels et événements festifs ; (d) les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ; (e) les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.
3. On entend par « sauvegarde »
les mesures visant à assurer la viabilité du patrimoine culturel immatériel, y compris l’identification, la documentation, la recherche, la préservation, la protection, la promotion, la mise en valeur, la transmission, essentiellement par l’éducation formelle et non formelle, ainsi que la revitalisation des différents aspects de ce patrimoine.